Partager l'article ! Fable potache sans morale: Ce matin là l’art pendu à son crochet avait la tête en l’air que ses pieds agitaient. ...
Ce matin là l’art pendu à son crochet avait la tête en l’air que ses pieds agitaient.
L’art d’humeur légère une ritournelle musait pour s’amuser et distraire le vent frais
qui passait. Quelques mètres en dessous quasiment sous ses pied la loi, il y avait et celle-ci s’ennuyait. Depuis plus de 600 jours elle ne faisait sur elle-même que tour sur tour sans pouvoir s’arrêter. Cela avait par hasard commencé, elle fît un premier tour comme pour se délasser. Mais aussitôt elle en fît un second à la suite du premier pour comprendre le pourquoi d’ce dernier. Puis frénésie débutante elle en fit un troisième pour comprendre le second et puis un quatrième pour élucider le mystère du troisième et ainsi de suite la machine infernale fût lancée . Et sans même s’en rendre compte elle partit sans le vouloir à tourner sur elle même. Tourner à en oublier sa raison, tourner à en oublier sa fonction, tourner à en oublier qu’ elle était raide comme la justice. L’art ayant vu haut perché à son crochet, la dérive de la loi en sens giratoire sans issue la héla d’un ton sec qui par effet de surprise la stoppa tout net.
- hé la! Toi là la loi! Dis moi, ça tourne en rond les affaires non?, ironisa l’art.
La loi maintenant sortie de son tournis mais la tête lui tournant encore, sans plus de reconnaissance lui rétorqua :
- Ta gueule gros lard c’est pas perdu j’fais mon beurre !
- Tu fais surtout pitié et tu m’donnes la nausée, lui répondit l’art tout sourire.
- Descends d’ton croc d’boucherie si t’es pas heureux .On va causer tête de veau, surenchérit la loi par nature sur la défensive.
L’art fier et noble descendit tout de go et toisant la loi lui dit, toujours en souriant :
- Me voilà et maintenant…
- Combattons! Je te laisse le choix des armes, éructa la loi.
- Très bien je choisis l’âme pour arme, poursuivit l’art sans hésiter et le sourire toujours bien accroché de poursuivre, même si je crains par ce choix par trop t’handicaper dans le combat. Car pour lutter à armes égales il faudra pour cela que tu manies une âme que tu ne possèdes pas !
- Mais écoutez moi donc un peu ça ! Pauvre jus de houblon, pauvre infusion d’vinasse ! Vociféra la loi. Tu dois probablement t’imaginer seul détenteur d’âme mais la loi en a une sinon comment pourrait-elle si aisément jongler avec la peur qu’elle insuffle, l’espoir qu’elle fait naître, la foi qu’elle comporte.
- Parfait ! Alors combattons-nous loyalement !! Et que le meilleur gagne, minauda l’art, le sourire dans les dents.
Alors le duel commença. Face à face l’âme aux poing, l’art et la loi se tournèrent le dos, firent dix pas et revinrent face à face. Et là ...
Malheureusement, le duel se passant sans témoin dans un lieu isolé que personne n’a jamais peint. Je ne puis donc rien vous dire de ce qui réellement par la suite s’est passé.
Je vous laisse simplement deviner, au regard de ce qu’aujourd’hui il en est, qui, de l’art ou de la loi a ce conflit gagné.