Numéro 6 du répondeur

Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 14:57

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Par lerepondeur - Publié dans : Numéro 6 du répondeur
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Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 14:56

 

Le répondeur est en danger pour des raisons financières, mais surtout parce que se pose la question quotidienne de savoir comment avoir un comité rédactionnel digne de ce nom tout en étant bénévole et fort peu nombreux. Ainsi le répondeur, qui est constitué d’un noyau dur de cinq personnes, a vécu le départ de Robin (pour raisons professionnelles) comme un coup dur : cela voulait tout simplement dire que 20 % de notre capacité à nous réunir, à réfléchir ensemble, se dilapidait dans la nature.

Et si, à ce jour, nous recevons beaucoup de marques de soutien de la part de ceux qui nous lisent, trop peu font le pas de venir écrire et s’inscrire dans ce journal. Or il s’agit là d’un point important qui définit l’identité (oui, il en a une! ) d’un journal où il s'agit, avant tout, de donner à chacun un moyen d'agir et de s'exprimer librement.

Pour permettre de mieux comprendre cet enjeu crucial, je donnerai l’exemple d’un collectif d’acteur (La réplique), dont, de 2001 à 2004, je me suis occupé avec d’autres. Son but était de proposer un espace de travail (libre d’accès) aux acteurs afin de leur permettre de travailler leur art comme des peintres, comme des écrivains, comme des artistes (c'est-à-dire régulièrement) et, surtout, indépendamment des sollicitations et des non-sollicitations d’un milieu professionnel versatile. Et chaque mois, l’un d’entre nous pouvait proposer un atelier, un training ou tout autre proposition permettant de travailler ensemble. Ces ateliers internes se terminant en faisant venir, grâce aux cotisations et aux subventions octroyées, un spécialiste dans le domaine sur lequel nous avions travaillé au préalable : celui-ci réalisait un stage où nous n’étions plus mis dans la position de l’acteur qui espère être embauché, mais dans la position de celui qui est moteur de sa recherche et qui dialogue activement avec l’intervenant. Ce projet n'avait évidemment de sens qui si les comédiens se saisissaient de cette proposition et s'ils souhaitaient travailler à être autonome par rapport au milieu dans lequel ils s'inscrivaient. Or, ce magnifique projet s’est malheureusement arrêté, surtout parce que les comédiens cotisaient à l’association uniquement pour participer à ces stages réalisés par “des maîtres”.

Et, depuis, qu’est devenue La réplique ? Je vous le donne en mille: une asbl chargée d’organiser castings et auditions pour les comédiens...

De la même manière, ce journal n’a de sens que s’il est cet instrument qui est "pris en main" et s'il passe de main en main, s'il devient un instrument permettant de se réunir autour d'une envie de nous bouger (et de faire bouger les autres) ensemble.

Or, c'est une triste réalité : aujourd’hui, tous ceux qui, à un moment ou à un autre, ont fait part de leur envie de participer au Répondeur se sont rétractés au dernier moment : par peur de perdre leur emploi (mais oui, je vous assure !) ou par peur de s’engager, tout simplement. L’un d’entre eux nous déclarant même : « Personnellement je suis incompétent pour juger objectivement le milieu du spectacle. Acteur, je ne suis pas neutre. On ne peut être à la fois juge et partie. A moins qu’on ne renonce à nos métiers et à nos responsabilités…»

Or, je pense que c’est justement prendre nos responsabilités que d’être critique face à notre art. Une critique qui veut dire, étymologiquement, « (l'art de) discerner ». Discerner (séparer, prendre de la distance), qui est le contraire du dogmatisme.

Aussi souhaitons que les choses changent afin que Le répondeur continue à vivre, non pas pour notre profit personnel (nous n’avons rien à gagner), mais au nom de notre intérêt général.

 

Fabien Dariel, Editeur responsable

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Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 14:55

 

L’équilibre des forces

 

 

Un grand homme peut être défini, selon Pessoa, comme un créateur de civilisation : celui qui fait passer ses intérêts particuliers après celui de la collectivité. Ce même Pessoa en appelait, au début du siècle dernier, avec d’autres, « à perturber les âmes, à désorien-ter les esprits » : « Cultivons en nous-mêmes, telle une fleur rare, la désintégration men-tale »1, disait-il. Il ne s’agissait pas d’une profession de foi d’un anarchiste convaincu (il détestait l’anarchie), mais plutôt de travailler à un équilibre des forces. En effet, s’il en ap-pelait à la désintégration, c’est que le Portugal (et les portugais) se caractérisaient, à ce moment-là, par un excès de discipline, nécessitant de faire pencher la balance de l’autre côté. Dans les sociétés européennes modernes, disait-il, « ce qui est fondamental se ré-duit à deux forces - une qui tend à faire progresser, l’autre qui tend à résister au progrès.

[...] la vie de tout ce qui vit tient à l’équilibre entre deux forces - une force d’intégration [ la loi ] et une force de désintégration [ le progrès ]. »2 Une Loi fondamentale (ex : la constitution) applicable à tous, résultant d'une négociation entre égaux et qui s’est établie à partir de ce que nous aura appris la tradition, les us et les coutumes. Une Loi qui définit des règles de vie pour mieux vivre ensemble (les étymologistes latins rattachent le mot à ligare : ce qui lie). Le progrès étant la remise en question de la Loi.

 

 

Le progrès et la loi

 

 

Le monde ramené à l’équilibre de deux forces antagonistes.

Cette théorie de Pessoa est d’autant plus intéressante qu’aujourd’hui notre société semble largement dépasser notre entendement : sa complexité, nous rendant impuissant à l’action, nous obligerait à en passer par le prisme d’experts ad hoc qui, seuls, auraient la capacité de décoder notre monde. Pessoa propose, quant à lui, ce schéma qui serait compris par un enfant de deux ans et qui met en évidence deux formes de déséquilibre possibles selon que l’une ou l’autre des deux forces l’emporte. Si ce sont les forces con-servatrices qui prédominent, il y a stagnation, si ce sont les forces progressistes, c’est l’anarchie. Dans les deux cas, ce serait la décadence, la perte de cohésion sociale (et de sa vitalité). Un équilibre entre intuition et tradition, entre le progrès (projection vers l’avenir) et les lois (définies par une antériorité) : un équilibre qui impliquerait, pour qu’il soit opé-rant, l’absence de vainqueur.

Or, c’est loin d’être le cas dans une société où le progrès s’est taillé sa part de lion. Où tout ce qui n’est pas favorable à cette intuition (remise en question du passé, des tradi-tions : des lois), est devenu suspect. Suspect celui qui n’a pas un plan de développement personnel (ou de carrière), suspect celui qui freine la progression du monde. Une situation qui fera dire à Walter Benjamin :

 

 

Du paradis souffle une tempête qui s’est prise dans ses ailes, si violemment que l’ange ne peut plus les refermer. Cette tempête le pousse irrésistiblement vers l’avenir auquel il tourne le dos, tandis que le monceau de ruines devant lui s’élève jusqu’au ciel. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès. 3

 

 

Si l’omniprésence du discours du progrès est une donnée admise par presque tous, sans doute que l’idée d’un déséquilibre de notre société, marquée par l’absence de loi (comme contrepoids au progrès), est plus difficile à admettre.

 

 

La dislocation de la famille ou l’absence de loi

 

 

Pourtant prenons la famille - structure première de toute société. Si nous y appliquons la théorie de Pessoa, qu’obtenons-nous ? Un enfant, ce monde à-venir, qui se détermine à partir de l’équilibre constitué par un couple de forces : le père et la mère. Trop d’amour (n’est-elle pas cette nécessaire intuition, remise en question des règles ?) et c’est la stagnation car l’enfant est déresponsabilisé (infantilisé) - dans le meilleur des cas, il poussera dans tous les sens. Trop de loi et c’est aussi la stagnation de l’enfant confronté à un excès d’autoritarisme, de règles pétrifiantes - dans le meilleur des cas, il se révoltera dans une violence à la hauteur de l’oppression subie.

Au début du siècle dernier, quand Pessoa en appelle à « la désintégration men-tale », la famille est alors soumise à la loi : faire un enfant hors mariage, par exemple, était une transgression lourde de conséquences. Les idées progressistes ont, depuis, remis en cause ce dictat, mais la balance penche maintenant nettement de l’autre côte. Ainsi le mariage est ce symbole d’une alliance devenue caduque. S’engager à en respecter les lois s’opposant à l’idée même de progrès, devenant antinomique avec la mobilité et la dispo-nibilité souhaitées d’un célibataire porteur d’une conception libérale du monde. Le mariage existe toujours, certes, mais c’est une coquille vide : une célébration sans conséquence.

Car libéré du joug de la loi, le citoyen moderne progresse bien plus vite dans une vie de-venue, aujourd’hui, avant tout professionnelle : il sera libre de faire commerce de son corps comme il l’entend (là aussi synonyme de progrès).

En un mot : la dislocation de la famille n’est pas une fatalité, mais le symptôme d’un déséquilibre souhaité par tous.

 

 

Le peuple d’Europe, cet enfant qui pousse dans tous les sens

 

 

Cette soustraction à la loi s’est réalisée pour la famille, mais aussi à tous les niveaux de notre société moderne, au nom de l’amour que l’Etat porte à sa population (in-fantilisée) dont “il a la charge”. Au nom du progrès. Ainsi le nouvel ordre mondial ne s’est pas construit autour de la loi, mais de son absence :

Exemple 1 : l’OMC impose des règles de libre concurrence (qui fondent notre société capi-taliste), mais celles-ci ne sont appliquées que si elles restent favorables aux états forts (et à leurs populations). Ces lois du marché sont des coquilles vides qui ne résultent pas d'une négociation entre égaux, applicable à tous.

Exemple 2 : Le gouvernement mis en place par Sarkozy, expulse, à tour de bras, les Roms (des européens de l’union européenne, rappelons-le), et court-circuite les règles eu-ropéennes (pourtant applicables à tous) au nom du bien-être supposé des Français. Et il n’y a aucune conséquence à cette transgression.

Exemple 3 : Un bal des comédiens à Bruxelles, place Sainte-Catherine où un miséreux souriant sollicite la gente féminine pour danser avec lui : la police lui ordonne de rentrer, manu militari, chez lui. Parce qu’il a transgressé une loi ? Non, au nom de ceux qui ont bien le droit de s’amuser (nous) et qu’il ne faut pas incommoder par la présence de cette image de misère. Ce sont bien les représentants de la loi (d’un état) qui l’ont transgressée en omettant toute règle élémentaire de la liberté d’autrui et cette transgression s’est justi-fiée au nom de l’amour d’un gouvernement qui protège “ses enfants”.

Ainsi nous ne sommes plus égaux face à la loi (devenant, pour cette raison, ca-duque) et cette société progressiste n’aime pas tous ses enfants de la même manière : l’amour est, par définition, injuste. L’ordre n’est là que pour éloigner ceux qui veulent du mal à cet enfant adoré - le préféré - tandis que tous les autres enfants se déchireront entre eux pour attirer l’attention de celui qui représente à la fois le père et la mère, le maître absolu : le progrès.

 

 

 

Le cas de l’art

 

 

L’art n’échappe pas à cette absence de loi. Qui peut dire, aujourd’hui, les règles qui conditionnent l’attribution d’une subvention à un artiste ? Personne. Car l’art, aujourd’hui, est devenu progressiste : ce qui a été fait le lundi est déjà has been le mardi. Et le passé est devenu, pour beaucoup, poussiéreux : monter un classique s’apparente à du suicide s’il n’est pas « dépoussiéré ». Il faut faire du neuf, du nouveau et l’art est tombé sous le joug de la séduction et de l’amour (incarné par le réseau). Plus de Loi, plus de règles. Transgresser est devenue une posture permettant d’attirer l’attention à soi. Mais une transgression sans conséquence.

Il ne s’agit bien évidemment pas de regretter le temps où l’Académie française était chargée d’établir des règles pour définir la valeur d’une œuvre d’art. Il ne s’agit pas non plus de regretter la règle des trois unités ainsi créée. Il s’agit de rappeler que quand des règles sont définies (et qu’elles ont une valeur pour tous ceux qui s’y réfèrent) on peut les transgresser, mais en sachant réellement ce que cela implique, en prenant nos responsa-bilités et en assumant les conséquences de nos actes. Aussi que deviendrait l’art si les artistes devaient se positionner face à des règles auxquelles ils seraient obligés de se ré-férer pour escompter la reconnaissance de l’état (et son aide financière) ? Si le théâtre, comme le cinéma aux USA, était clairement défini comme une industrie de l’entertainment et se soumettait aux règles du marché ? Comment se positionneraient les artistes si toute représentation scénique devait absolument bien se terminer, être morale, tout public, pour bénéficier de financements ? Un comédien ira-t-il se mettre nu sur scène si cela suppose, pour lui, de se retrouver en prison ? Les directeurs de théâtre démissionneraient-ils si on leur annonçait que le nombre de spectateurs à l’année serait déterminant pour évaluer la qualité de leur programmation ? Les danseurs de ballets classiques changeraient-ils de métier si leurs collants devenaient des supports publicitaires ?

Transgresser réellement c’est prendre le risque des conséquences que suppose cette transgression. Or l’art n’a de sens que s’il est un contrepoids au pouvoir, s’il remet en question les règles qui le définissent (s’il est, donc, pour cette raison, transgressif). Ce qui nous amène à cette aporie : l’artiste n’existe qu’en s’opposant à la loi et il a, donc, be-soin de la loi. Tous les mouvements artistiques (des surréalistes au dogme de Lars Van Triers, en passant par les expressionnistes) ont été créés pour cette raison : définir des règles. Et tous ces mouvements ont échoué puisqu’ils sont devenus les règles qu’ils de-vaient eux-mêmes, pour exister, transgresser.

 

Un équilibre instable, un déséquilibre stable

 

Peut-être devons-nous, à l’instar de Pessoa, proposer d’instaurer un art fondé, non plus sur l’idée de beauté, mais sur celle de force. La création devenant, sans ce-la, un acte ré-créatif et, donc, décadent. Peut-être que si Kafka demande à Brod de brûler ses textes, si Pessoa affirme que « la gloire appartient aux gladiateurs et aux bouffons », si un certain nombre d’artistes semblent chercher à freiner la progression de leur carrière (Heiner Müller) ou à regretter cette progression trop rapide (Beckett), peut-être est-ce une manière d’exprimer une nécessité, pour eux, de lutter contre cette croissance, ce progrès sans frein, de chercher à contribuer à cet équilibre des forces - même si cela doit passer par la négation de leur propre création. S’opposer à l’absence de loi (ce jeu de dupe), en refusant de jouer le jeu, en s’extrayant, en dis-paraissant.

C’est de la folie ? Artaud, Foucault, Deleuze ou Guattari (dans L'Anti-Œdipe) postulaient que ce n'est pas la folie qui doit être réduite à l'ordre, mais le monde mo-derne en général (et l'ensemble du champ social) qui doit être interprété en fonction de la singularité du fou car il faut tordre le coup à notre façon de penser. Qu’est-ce qu’un fou sinon un être pris dans des sables mouvants, incapable d’aller de l’avant, d’avancer, pris dans l’équilibre instable des cogitations de son cerveau ?

Qu’est-ce qu’un homme moderne, sinon ce bien portant incapable de rester sur place, pris dans le déséquilibre stable de sa course en avant (s’il s’arrête de courir, il tombe) ? Notre société progressiste (et raisonnable !) est dans une recherche de stabilité : où est l’équilibre ? Elle court à sa perte.

 

« Un pays adoptant unanimement une opinion d’habitude ne serait pas un pays, mais un troupeau. Un pays adoptant unanimement une opinion d’intuition ne serait pas un pays, mais des ombres. »4

 

Les poètes de la Renaissance pensaient en idées ou en abstractions, les romantiques pensaient en images, et nous, comment pensons-nous ?

 

 

Fabien Dariel, metteur en scène, auteur

 

 

 

1 Fernando Pessoa, Oeuvres, Tome VII, Paris, Christian Bourgois, 1991, p. 236.

2 Fernando Pessoa, Oeuvres complètes, Tome I, Paris, La différence, 1988, p. 196.

3 Walter Benjamin, Œuvres, t. III, Paris, Folio, 2000, p. 434.

4 Fernando Pessoa, Oeuvres complètes, Tome I, Paris, La différence, 1988, p. 378-380.

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Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 14:54

 

 

 

 

 

Le réalisme socialiste était un projet culturel mis en place dont l’objectif était d’utiliser « l’art comme arme ». Pour la littérature (incluant les auteurs de théâtre), elle fut proclamée en 1934 par Gorki (ou Boukharine, selon les sources), puis adoptée lors du premier congrès des écrivains soviétiques. Elle était la doctrine à laquelle un auteur devait obligatoirement adhérer. Georg Lukács en fut le principal théoricien. Elle s’axait autour de trois grandes règles essentielles. Ces trois règles étaient :

 

1/ Décrire le monde tel qu’il est, en montrant la dépendance de l’individu aux conditions sociales et la relation des groupes sociaux entre eux. Une « représentation de la réalité exacte dans sa vérité et concrète sur le plan historique qui fasse place à l’évolution révolutionnaire (sous l’angle des mutations que lui fait subir le monde communiste) ». Les auteurs références étaient Balzac ou les romanciers russes comme Tolstoï.

 

2/ Parler de la construction du socialisme : l’auteur, le metteur en scène doivent se faire l’écho de la réalité présente, c’est-à-dire la construction du socialisme. Ils peuvent montrer les difficultés, les obstacles, les contradictions, les réticences, les blocages auxquels se heurtent l’édification du socialisme, mais ils doivent toujours finir leur oeuvre en proposant une issue positive. En effet, les échecs ne peuvent être que transitoires : ils sont dus aux hommes eux-mêmes, mais ne peuvent être imputés au système lui-même. Car ce système est ce qui montre la voie juste pour surmonter les contradictions, pour les dépasser.

 

3/ Le réalisme socialiste s’oppose aux esthétiques formalistes. Car elles reflètent la volonté de l’artiste de se mettre en avant au détriment du projet politique sur lequel se base le réalisme-socialisme. À ce titre, les esthétiques formalistes peuvent être considérées comme bourgeoises et décadentes. Ex : la peinture abstraite, la musique abstraite, le théâtre expérimental privilégiant la forme au détriment du contenu.

 

 

Par ailleurs, à partir de 1959, il était proposé à tous les artistes de suivre « le chemin de Bitterfeld » : ils avaient obligation d’aller dans les usines pour travailler avec les ouvriers, tandis que les ouvriers devaient se mettre à la littérature, encadrés par des écrivains.

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